Compte-rendu – Journées d’étude de l’ACDEAULF 2018

Pour une première fois, les journées d’étude de l’ACDEAULF se sont arrêtées dans une province de l’Ouest canadien. En effet, le 6 et 7 juin derniers, c’est l’Université de Saint-Boniface au Manitoba qui fut l’hôte de cette rencontre. Une nouveauté qui a certainement teinté la nature des discussions qui se sont déroulées sous le thème « La formation continue : un levier pour le développement des communautés ».

De fait, plusieurs ateliers ont permis de rappeler l’importance de la formation continue pour préserver la langue française dans un contexte minoritaire, comme c’est le cas au Manitoba. Des questions comme celles de la disponibilité des services de garde offerts en français, mais aussi celle de l’offre de cours pour les éducatrices francophones, ont été abordées à maintes reprises, notamment lors d’un atelier portant sur la formation continue en petite enfance.

Gines Combiadakis, professeur en éducation à la petite enfance à l’école technique et professionnelle de l’Université de Saint-Boniface, et Brigitte L’Heureux, directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, ont expliqué le modèle qu’ils ont mis en place pour développer un programme de formations gratuites destinées aux éducatrices francophones. Tout un défi ! En plus d’expliquer la situation – le système manitobain est privé et compte une vingtaine de services en français pour 500 anglophones – les panélistes ont également recueilli plusieurs idées pour alimenter leur réflexion. La professeure à l’Université du Manitoba, Susan Prentice, a également expliqué son parcours : en plus d’avoir étudié la cause des garderies francophone dans la province, la sociologue a aussi appris le français pour mieux comprendre leur réalité.

Dans la même optique, les journées qui ont accueilli un nombre record de participants d’institutions de l’Ouest canadien, et ont aussi permis aux participants de réfléchir à l’influence de la formation continue sur différentes communautés, notamment à l’aide de conférences et d’ateliers pratiques. Ils ont d’ailleurs travaillé ensemble pour créer une offre de service sur la gestion de conflits adaptée à différentes clientèles (travailleurs de la construction, du domaine de la santé et des Premières Nations). Une réflexion collective enrichissante.

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