Le projet piloté par l’Université du Québec (UQ) en vue d’harmoniser les pratiques de reconnaissance des acquis (RAC) au sein de ses établissements a pris son envol en 2016. Il s’agit de la Grande initiative réseau Reconnaissance des acquis (GIR-RAC) qui veut mobiliser des ressources et implanter un portfolio électronique pour soutenir le développement de la reconnaissance des acquis et des compétences à l’UQ. Toutes les formes de reconnaissance des acquis, scolaires et extrascolaires.

OÙ en est-on deux ans plus tard? Mme Claire O’Neil, coordonnatrice du projet GIR-RAC à l’Université du Québec nous en informe. Le but est de développer, d’améliorer les services de la RAC au niveau de l’information et de l’accompagnement des étudiants ainsi qu’au niveau administratif. Nous voulons que ce projet crée une dynamique au Québec, que cela soit utile aux autres universités.

Les défis sont de trois ordres. Un défi technologique en lien avec le développement et la mise en place du portfolio électronique développé et utilisé à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Le fait que plusieurs intervenants soient concernés représente un autre défi. Et même si la direction d’un établissement exprime son engagement en RAC, les préjugés sont encore présents surtout en ce qui concerne la reconnaissance des acquis de l’expérience. Parmi les causes, il y a un manque d’information et la crainte de mal évaluer. À noter que les préjugés portent autant sur les processus que sur les pratiques.

Tous les établissements de l’UQ offrent la RAC scolaire et, en théorie, celle de l’extrascolaire. Ils admettent les gens sur la base de leur expérience de travail. Il y a des règlements généraux, formant un cadre le moins limitatif possible. Chaque établissement ajoute ses propres règlements qui sont appliqués par les différentes directions de programmes, chacune voulant de plus imposer ses règles particulières.

Des résultats
Les résultats obtenus à ce jour doivent se situer dans une démarche globale à plus long terme de valorisation de la RAC au niveau universitaire, d’amélioration des services aux étudiants et de soutien aux directions de programmes. Nous avons déjà des retombées comme la Table où les conseillers en RAC se parlent, échangent des outils afin de se soutenir et de fédérer les personnes y travaillant. Environ la moitié des établissements membres sont en voie d’adopter le portfolio électronique. Dans les autres établissements que l’UQTR, il sera bientôt utilisé dans un nombre limité de programmes. Et la majorité bénéficie des services d’un conseiller en RAC.

Le Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MEES) vient d’accorder un certain financement pour commencer à supporter les services en RAC au niveau universitaire. De plus, il soutient la mise en place du Groupe de travail sur la reconnaissance des acquis et des compétences du Bureau de la coopération interuniversitaire (BCI), où toutes les universités sont représentées.

Plusieurs choses s’annoncent mais les suites dépendent du financement de la RAC au niveau universitaire. Il y a un système « intelligent » à développer. Nous voulons commencer à mettre en place un mécanisme d’échange entre les composantes de l’UQ. Et l’on tient à offrir des services accrus aux étudiants étrangers.

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