Découvrez le plus récent dossier thématique de l’Observatoire sur la réussite en enseignement supérieur, intitulé la « formation continue en enseignement supérieur: des parcours de réussite étudiante ». Cette publication propose un état de la situation de la formation continue au postsecondaire, tout en offrant des pistes de réflexion et d’action pour soutenir la réussite étudiante. L’ORES rassemble les résultats des plus récentes recherches scientifiques sur le sujet, en plus d’informer sur des projets porteurs mis en place dans les établissements postsecondaires.  Les explications de Julie Gagné, directrice de l’ORES.

Si la formation continue est essentielle, notamment pour faire face aux défis actuels du marché du travail, cette facette de l’enseignement supérieur est souvent méconnue. C’est pour lever le voile sur cette forme d’apprentissage tout au long de la vie que l’ORES vient de lancer, un dossier consacré à ce sujet.  « La formation continue et la formation régulière évoluent souvent en parallèle, ce qui rend plus difficile le partage des pratiques, de ressources ou même du corps professoral. On aurait peut-être intérêt, de part et d’autre, à voir la formation continue comme partie intégrante dans nos établissements et non comme quelque chose qui se fait à part », explique Julie Gagné.

Pour décloisonner le tout, il faut d’abord mieux connaître ce type d’offre « souvent moins valorisée que le cursus régulier », note la directrice. C’est d’ailleurs l’un des objectifs derrière la publication du dossier de l’ORES, disponible sur le site Internet de l’organisme. Les différentes parties permettent de faire le point sur les multiples formes — comme les micro-apprentissages, la reconnaissance des acquis et des compétences ou les formations non créditées — que prend la formation continue, mais aussi sur ses objectifs.

« La formation continue est un outil intéressant pour la requalification des travailleurs en réponse à des pénuries de main-d’œuvre, mais cela permet aussi de développer ses compétences tout au long de la vie. Les personnes qui s’y inscrivent peuvent donc avoir différents objectifs », précise Julie Gagné. Ainsi, les étudiants pourraient vouloir développer leurs compétences, s’outiller dans différentes sphères de leur vie ou encore soutenir un engagement citoyen. Elle s’adresse aussi à une large palette d’adultes, de l’employé qui veut parfaire son savoir aux personnes immigrantes inscrites en parcours de francisation ou aux aînés qui fréquentent l’université du troisième âge.

Une véritable porte d’entrée

Plus encore, grâce à ses formules flexibles, la formation continue constitue une véritable porte d’entrée vers l’enseignement supérieur. « Les recherches à ce sujet sont claires : il y a plusieurs profils d’étudiants qui n’étudieraient jamais dans un programme régulier s’ils n’avaient pas fait leurs premiers pas à travers la formation continue », souligne-t-elle.

C’est le cas des étudiantes et étudiants de première génération, des personnes issues de l’immigration ou des Premières Nations, donne-t-elle en exemple. « C’est vraiment un levier d’accès pour l’enseignement supérieur. Il faut donc le considérer comme tel et lui donner les moyens de se développer. »

Pour toutes ces raisons, il est important de valoriser et de diversifier les apprentissages de formation continue, entre autres le non crédité, et de mettre de l’avant les multiples bénéfices que cela peut apporter à la société, fait valoir Julie Gagné.

Témoignages et bonnes pratiques

Bien que ce dossier ne s’adresse pas uniquement aux personnes travaillant en formation continue, plusieurs de ses sections permettront d’alimenter la réflexion de ces différents acteurs. Ainsi, tout un volet est consacré aux bonnes pratiques à mettre en place pour assurer le succès des adultes qui retournent sur les bancs de l’école. « En nous basant sur la recherche, nous avons rassemblé ces conditions gagnantes, que ce soit la souplesse des parcours, les modalités de formation ou le soutien financier et les services aux étudiants qui doivent être adaptés à leur réalité et faciliter la conciliation travail, famille et études, explique Julie Gagné. Ce faisant, nous avons aussi identifié des pistes d’action très concrètes basées sur la recherche. »

L’ORES a aussi réussi à brosser un portrait de ces étudiants, en se basant sur les différentes données disponibles. Faisant la part belle à la réussite, la publication présente aussi le témoignage de quatre adultes ayant opté pour la formation continue et met de l’avant quelques pratiques inspirantes provenant d’établissements d’enseignement.

D’autres activités à venir

Rappelons que l’ORES présente un dossier étoffé sur un sujet particulier chaque année. Ces publications « rassemblent les savoirs issus des plus récentes recherches et des pratiques les plus prometteuses autour de thématiques qui font écho [aux] préoccupations [du milieu]. Dans une perspective interdisciplinaire, ils abordent les enjeux incontournables et émergents, expliquent les notions clés, et identifient des pistes d’action », explique-t-on sur le site de l’Observatoire. Ces sujets sont élaborés de concert avec un comité consultatif composé notamment de membres issus autant de la formation universitaire que collégiale.

Ainsi, au cours de la prochaine année, l’ORES portera une attention particulière à la formation continue lors de sa veille et organisera plusieurs activités autour de cette thématique. Déjà deux webinaires portant sur les particularités et les défis pour la réussite en formation continue et sur les parcours d’insertion socioprofessionnelle des personnes immigrantes sont prévus au cours de prochains mois. Pour ne rien manquer, il est possible de s’abonner à l’Infolettre de l’ORES.

En savoir plus : Formation continue en enseignement supérieur (oresquebec.ca)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire