Hélène Sylvain, professeure associée au département des Sciences infirmières de l’Université du Québec à Rimouski et récipiendaire du Prix d’Excellence 2018 de l’ACDEAULF

Le savoir, c’est le pouvoir. Surtout quand on vit dans un état de vulnérabilité parce qu’on est atteint d’une maladie chronique. Partant de ce principe, la professeure associée au département des Sciences infirmières de l’UQAR, Hélène Sylvain, a fondé la première Université des patients au Québec, en collaboration avec Isabelle Fortin, docteur et rhumatologue. Une innovation qui lui a valu le Prix d’Excellence – Personnalité décerné par l’ACDEAULF en juin dernier.

La collision des trous noirs supermassifs

Êtes-vous prêts à faire face aux trous noirs supermassifs qui menacent le domaine de l’éducation? En effet, selon Matthieu Brennan, plusieurs phénomènes s’apprêtent à bouleverser le secteur de la formation continue. Et les acteurs des universités devraient s’y préparer dès maintenant, assure l’associé principal chez Brynaert, Brennan et Associés.

Actuellement des compagnies de toute la planète investissent des milliards de dollars en éducation. Et ce n’est qu’un début. « Les projections montrent qu’il y a eu 5 880 milliards de dollars américains investis en éducation en 2015, un chiffre qui grimpera à 10 000 milliards en 2030 », a affirmé le conférencier. Une compétition qui risque de toucher aussi la formation continue, alors que les technologies sont en train de bouleverser le modèle.

À chacun sa solution

Dans les universités, les services de la formation continue ou les facultés d’éducation permanente font des pieds et des mains pour s’adapter à la réalité vécue par les communautés dans lesquelles elles sont implantée. C’est d’ailleurs ces formes diverses d’offres de service qui ont été présentées lors de la table ronde présentant les différences entre les grands centres et les régions. Des représentants de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), de l’Université de Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), de l’Université de Moncton, de l’Université de Saint-Boniface ou encore de l’Université TÉLUQ, l’université à distance, y ont présenté les moyens mis en place pour rejoindre et conserver leur clientèle et les défis associés à cette réalité.

Antennes régionales pour attirer les étudiants de la banlieue, cours offerts en milieu autochtone, formations pour aider les employés des institutions publiques canadiennes à parler français, formations en ligne, université d’été : la discussion a pu montrer que tous tentent de rapprocher la formation des étudiants. Des solutions qui peuvent se recouper d’un endroit à l’autre. En effet, si les villes doivent composer avec les difficultés à circuler, les régions doivent ratisser large pour rejoindre leur clientèle. Des réalités différentes, mais des défis semblables.

L’éducation aux adultes comme moyen de prise en charge des communautés

C’est par cette citation de Colette Dufresne-Tassé que le professeur Jean-Jacques Doucet a ouvert le bal avec la conférence Communauté d’apprentissage – Un avenir durable.

Plus que théorique, le directeur général de la formation continue à l’Université de Moncton a rappelé l’importance historique de l’éducation populaire, un type de formation très puissant dans la prise en charge des communautés. Ce mouvement a d’ailleurs joué un rôle de premier plan pour aider l’Acadie à sortir de la crise économique de 1929, a-t-il rappelé.

La formation continue : un levier pour le développement des communautés

Compte-rendu – Journées d’étude de l’ACDEAULF 2018

Pour une première fois, les journées d’étude de l’ACDEAULF se sont arrêtées dans une province de l’Ouest canadien. En effet, le 6 et 7 juin derniers, c’est l’Université de Saint-Boniface au Manitoba qui fut l’hôte de cette rencontre. Une nouveauté qui a certainement teinté la nature des discussions qui se sont déroulées sous le thème « La formation continue : un levier pour le développement des communautés ».

De fait, plusieurs ateliers ont permis de rappeler l’importance de la formation continue pour préserver la langue française dans un contexte minoritaire, comme c’est le cas au Manitoba. Des questions comme celles de la disponibilité des services de garde offerts en français, mais aussi celle de l’offre de cours pour les éducatrices francophones, ont été abordées à maintes reprises, notamment lors d’un atelier portant sur la formation continue en petite enfance.